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17 janvier 2012

Elle aimait par dessus tous lorsque l’univers l’avalait. Ce pouvaient être les arbres, la voie lactée, ou encore le passage glacé de l’eau noire des lacs entre ses jambes ; ce qui comptait, c’était de sentir avec intensité sa propre insignifiance, son poids dérisoire dans l’ordre des choses, en d’autres mots sa liberté. Car c’est bien seulement lorsqu’aucun regard n’était posé sur elle, lorsqu’elle passait sous la barre des attentes des uns et des autres, qu’elle s’appartenait en entier ; et cette entièreté lui était vitale, tout comme la respiration de la forêt, l’âpreté des vents au dessus de la ligne des arbres, et les murmures polyphoniques des sous-bois.

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