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18 janvier 2012

Ils sont partout.

Sur la rue. Dans les bars. Au bureau. Dans ton carnet d’adresses. Dans ton lit, même, peut-être? Tu ne vois pas tout de suite ce qui cloche. Ils semblent sains, pourtant, et si aimables. Ils s’intéressent à toi. Veulent absolument te voir. Plus souvent.

Oh, oui, on devrait se voir plus souvent.
Je t’aime.
Tu es formidable.

C’est subtil, mais voilà : ils sont démembrés. Pendant que leur bouche te prodigue des caresses chaudes et humides avec la langue, leurs jambes, leurs mains, et tout le reste se désarticule. Leurs bras se croisent. Leur queue pieute la directrice des ventes dans le parking de l’usine. Leurs orteils retroussent à l’idée de fouler ton quartier lointain (et un peu crade, il faut l’admettre).

On devrait se voir plus souvent. Je t’aime. Tu es formidable. Tu réponds gracieusement mais à l’intérieur quelque chose, désormais, se cadenasse.

Tu as fini par apprendre à ne plus fermer les yeux quand on te tend la bouche.

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