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23 janvier 2012

Plus je tarde à t’appeler, moins tes ruses sont subtiles : une question à laquelle tu avais déjà la réponse, la maladie d’un voisin à quatre rues de chez toi, un de mes pyjamas à pattes que tu veux donner.

Il m’arrive de me demander pourquoi te téléphoner m’est une telle corvée. Mon assiduité à ton égard est inversement proportionnelle à ma culpabilité. Ce n’est pas rien, être l’enfant de quelqu’un.

Je n’ai jamais eu d’appétit pour les mots inutiles, c’est sûr. Mais ce n’est pas ça. Tu veux savoir. Tes silences quémandent à ton corps défendant entre deux histoires de soldes de blanc et de recettes santé. Rien de spécial, maman. Une déception renouvelée, gommée avec amour. Sous tes attentes retenues, lourdes, mon jardin secret a des envies de cavernes.

C’était tellement plus facile quand j’avais six ans et que, dans tes bras, la question de mon bonheur ne se posait pas.

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