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20 février 2012

Les pieds sur l’eau noire, sur les fissures profondes qui vont jusqu’au coeur glacé de ce lac infiniment dense et calme, où mes jambes légères ont flotté l’été dernier, chaudes de la journée de marche, journée de sueur, journée de mouches, elles aussi noires, comme les eaux du lac, comme les épinettes calcinées, comme le ciel criblé, comme les excréments parsemés de petites baies de l’ours (jamais rencontré), comme la boue sur mes guêtres.

Aujourd’hui la glace, et cette fissure qui va jusqu’au fond, dans la vase, là où les choses se meuvent doucement sans mordre d’orteils.

Je suis debout sur l’eau, de l’autre côté, celui du vent.

Et les bois chantent.

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